Qu’est ce que l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA) ?

L’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA) est une aide qui permet aux aînés, dont les revenus sont peu élevés, de bénéficier d’un niveau minimal de ressources. Cette allocation remplace la minimum vieillesse, dont le nom est encore parfois employé, car l’intéressé peut choisir entre l’ASPA et la minimum vieillesse.

Quelle différence entre minimum vieillesse et ASPA ?

Contrairement aux idées reçues, la minimum vieillesse n’était pas une allocation unique, mais le nom générique donné à un ensemble de prestations (allocation aux vieux travailleurs salariés, allocation spéciale vieillesse, ou allocations aux mères de famille avec au moins 5 enfants) auxquelles pouvaient prétendre les personnes âgées ne disposant d’aucun droit ou de droits insuffisants. Pour simplifier, la minimum vieillesse a été remplacée par l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) en 2006. Les personnes bénéficiant d’une ou plusieurs des prestations de solidarité qui constituaient la minimum vieillesse peuvent choisir, soit de continuer à les percevoir de manière inchangée, soit de bénéficier de l’ASPA comme les nouveaux allocataires.

Quelles sont les conditions d’attribution de l’ASPA ?

Pour pouvoir bénéficier de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA), il faut réunir les conditions suivantes : être âgé de 65 ans au moins, ou bien de 60 ans en cas d’inaptitude reconnue au travail, être français ou disposer d’un titre de séjour attestant la régularité du séjour en France (depuis au moins 10 ans pour un étranger hors Union européenne), résider en France, avoir des ressources mensuelles inférieures à un plafond mis à jour tous les ans en avril.

Qui bénéficient de l’ASPA ?

Près de 70 % des bénéficiaires de l’ASPA sont des femmes veuves, célibataires ou divorcées. En effet, les hommes, dont la période d’activité est plus longue et régulière, disposent d’une retraite plus importante que celle des femmes. Lorsque leur mari décède, nombre de veuves doivent se contenter de la pension de réversion, c’est-à-dire de la moitié de la retraite que touchait leur époux. Cette ressource est souvent insuffisante et les conduit à faire une demande d’ASPA. En France métropolitaine, près de 500 000 personnes bénéficient de l’ASPA. Les personnes aux faibles revenus n’ayant pas atteintes l’âge légal de départ à la retraite et n’ont pas le droit à l’ASPA, peuvent recevoir l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), à condition de percevoir une retraite de réversion, une pension de vieillesse de veuf ou de veuve, une retraite anticipée, ou une retraite pour pénibilité.